Un cri et un mouvement

Dans l'agonie du jour lumière blanche poussiéreuse 
Les pierres grises du château prennent racine dans la terre 
Sur la lune de mercure un éclat inquiétant 
Fait planer sur le lieu une macabre atmosphère

Les antiques planches se tordent et grincent dans l'air humide
Putride odeur de mort à l'oxygène vicié
Dans le secret des branchages et l'angoisse des feuillages
Des araignées tissent leurs toiles sur des estampes oubliées
Des araignées tissent leurs toiles
grouillant d'appréhension

Sur le fil du rasoir
Sur la corde du pendu 
Étouffée par le désespoir
Une colère s'est tue 

Un éclair a surgit au milieu des flèches
Que le ciel fait tomber d'un augure funeste 
Un garçon a hurlé et le ciel a tremblé
Ce cri retentira dans les troncs des arbres 
Il brisera les pierres et agitera la mer
Il effraiera les âmes délétère
Une silhouette sombre au loin est tombée 

Sur le fil du rasoir 
Sur la corde du pendu 
Par un geste moire
Le cri s'est tut 

Nisib dans Poésie.
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