Un nuage passa sur mon âme assoupie.

Un nuage passa sur mon âme assoupie, comme une caresse informelle,  un souffle léger.

Les épis de blé ondulaient, comme de grands serpents de feu.

Les yeux tournés vers le ciel d'été, je contemplai l'immensité bleutée, le vol rapide et gracieux des hirondelles, tout semblait se fondre dans la nature, le grand oeuvre.

Au loin, dans la verdoyante vallée, les ailes d'un vieux moulin, tournaient d'un rythme lent et hypnotique.

Tout était dans la mesure du temps qui passe, dans l'infini perception du présent , dans l'écoute du silence, la lente élévation des sens.

Une biche se risqua à l'orée de la forêt d'orient, regardant les champs de blé, ondulant à perte de vue.

Une cloche sonna dans la vallée voisine, rappelant à l'homme le temps qui passe et l'illusion de la vie, l'appel de l'indicible présence, ce souffle inconnu, indéfinissable, habitant chaque être et chaque chose.

Qui donc donne l'énergie aux choses, gère et ordonne avec tant d'harmonie ?

L'air sentait si bon l'été, la liberté, les choses simples et belles, le plaisir brut sans artifice.

Tout respirait l'irréel, la douceur, le mystère des rêves, l'endormissement, le temps arrêté le temps d'un soupir.

C'était le rythme de la vrai vie, loin de la frénésie des temps modernes, permettant sans doute à l'âme de s'unir avec le ciel, une
fleur ou un papillon.

La vérité est ailleurs, simple et belle, nous cherchons sans trouver le bonheur, alors qu'il est là, juste devant nous, dans la lumière et les ombres, les couleurs, les parfums de notre terre suppliante que ses enfants l'aime et la respecte enfin, elle qui à tant de beauté et de secrets à donner à ses enfants .

Marc de St Point dans Poésie.
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