Un petit chiffon blanc format appelé Joséphine

Un petit chiffon blanc badigeonné de rouge
S’est accroché la nuit à un fil barbelé.
En regardant de près j’ai l’impression qu’il bouge.
Hélas c’est un enfant que l’homme a sacrifié.
Pour retarder l’attaque on enterre une mine.
Qu’importe les civils quand la guerre assassine.    

Ils ont signé la paix le peuple est rayonnant
Et pourtant chaque jour disparaît un enfant.
Mine antipersonnel, dans le sable,  posée,
Qu’importe les civils quand la guerre assassine.      
Ce  môme n’a jamais tenu de carabine.
Il en  est trop, hélas, dont la  vie est brisée                  

Qu’importe les civils quand la guerre assassine.      
Il en  est trop, hélas, dont la  vie est brisée.                
Ce gamin de dix ans, Titubant, affaibli,
Qui mendie pour fumer et recherche l’oubli.
C’est à se demander si ce malheur chagrine.
L’image d’un pays ne peut être gâchée.                        

Qu’importe les civils quand la guerre assassine.    
Il en  est trop, hélas, dont la  vie est brisée.                
L’image d’un pays ne peut être gâchée.                  
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Attirer le client par un site enchanteur                        
Est beaucoup plus vendeur que lui montrer l’horreur

L’image d’un pays ne peut être gâchée.                    
Attirer le client par un site enchanteur                        
Est l’honneur de chacun ne parlons plus de mine
Il en  est trop, hélas, dont la  vie est brisée                  
Qu’importe les civils quand la guerre assassine.    
Celui qui vend des armes est un fieffé menteur              

chavigner dans Poésie.
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