Un triste faire-part.

J'ai reçu un billet m'annonçant le décès,
D'une personne que j'avais perdu de vue.
Et pour tout vous dire, je n'ai jamais revue,
Mais sans m'en rendre compte, occupait mes pensées.

C’était une de ces nuits, dans ces couloirs sombres,
Où je traînais ma douleur que rien ne console,
Entre gémissements et des prières folles,
J'entrevis une lueur, au seuil d'une chambre,

Éclairant un visage à la beauté divine.
Elle était souriante mais déjà ailleurs.
J'ai couru vers elle pour calmer ses frayeurs,
Caressant ses mains que la souffrance ravine.

J'ai vu se répandre un épais liquide rouge
Sur sa robe blanche qui absorbait la sève
De sa vie de peine qu'elle aurait voulue brève
Mais que j'ai du prolonger, pourvu qu'elle bouge.

Il y'a bien longtemps que ce douloureux moment
Était perdu dans les méandres de mes songes.
J'ai pleuré en lisant son beau prénom d'archange.
Et puis tout en bas : Un grand merci pour maman.

Poème écrit 15 Fev 2013 modifié en 2018.

Omar de Lyon dans Poésie.
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