Une belle lumière bleue.

Une voix me parla un soir de grande déprime, juste après ton départ, je sus immédiatement, sans l'ombre d'un doute, que c'était toi, ma chère Mère. Que ta belle lumière bleue m'éclaire encore longtemps, jusqu'à l'ultime épreuve.

Voici ses paroles aussi fidèles que possible, car avec l'émotion parfois...

" Dés mon départ, alors que vous me teniez encore la main, je flottais, libre, libérée de toute angoisse, je pouvais contempler tout ce qui m'entourait, je pouvais traverser les murs, j'étais enfin libérée de toute pesanteur , de ce cancer qui me rongeait les os, de ma prison de chairs et d'os, libérée de ma petitesse, de mon ignorance, de la condition
d'humain. J'étais devenue un pur esprit, lumineux et rayonnant, je percevais toute votre détresse, et cela m'a empêché de goûter pleinement au plein bonheur qui m'inondait. 

J'ai vécue dans un monde irréel, un monde de blanc et de noir.

Vous êtes et seraient toujours mes plus belles pensées, elles sont immortelles, mes enfants d'amour, et mon mari tant chéri, de ce monde que j'ai quitté sans vous.

Désormais, je suis auréolée de gloire, le temps n'existe plus, je suis dans le dernier cercle, rempli d'un amour indicible, mais je n'ai pas le droit d'en dire plus...

J'ai quitté le monde des atomes visibles, le cycle des renaissances, je suis une pure conscience, dans la grande conscience universelle.

Comment t'expliquer, Marc, mon fils, de mon nouvel état de conscience, sans trahir ceux qui me guident. 
Je fus aspirée dans un tunnel de pure lumière, rempli de couleurs, au coeur d'une fleur lumineuse, rempli d'un doux parfum, une rose rouge au coeur flamboyant, j'aimai et me sentait aimée, des mains se tendaient, et je percevais derrière ces mains des visages très connus et aimés.

Ici, mon cher fils au coeur immense et à la curiosité si grande, point de paroles inutiles, de pensées troubles, tout n'est que transparence, amour véritable et sans limite, esprits de pures et belles pensées, dans une harmonie parfaite. Ici il y a des sapins et des lacs, comme tu les aimes.

Ici, mon fils je suis bien, plus de regret, car le temps n'est rien, plus de tristesse, de maladies, de vieillesse, le papillon s'est envolé dans la vallée heureuse.

Je suis lumière vivante dans la grande lumière, pour faire briller éternellement cette même lumière. 

Nous nous retrouverons bientôt, face au lac si bleu. La mort n'est rien, veille sur mon cher mari, je vous
aime. "

Marc de St Point dans Poésie.
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