Une ombre passa dans le petit jardin.

Le long du vieux mur de pierres , envahit de mousses et lichens,

Quelques petits lézards se prélassaient sous le soleil d'été.

Apparu soudain, un petit félin à l'allure élégante.

Un beau petit chat noir se promenait, humant l'air de cette belle après-midi.

Sa longue queue, balançait en un mouvement hypnotique,

Comme pour bien montrer , ses origines sacrées et royales

Seul le vol insouciant de quelques papillons blancs semblait vouloir le distraire,

Le port fier, et la démarche assurée, il toisait son petit univers...

Arrivé dans le charmant petit potager de la voisine Ernestine,

Ses fines et délicates moustaches d'aristocrate, se mirent à frémir...

Aurait-il vu quelques mulots ou musaraignes ?

Il s'avançait telle une ombre de la nuit,

Caché parmi les grandes feuilles de rhubarbes.

L'âme des dieux de l'ancienne Egypte,

Semblait éclairer son regard de l'éclat du soleil sacré.

Avait-il oublié les sublimes couchés de l'astre éternel sur le Nil, 

Bercé en ses berges, d'innombrables papyrus, palmiers et Ibis sacrés.

Les  grandes pyramides côtoyant le  ciel et les étoiles.

Sur le banc de pierre de la vieille Ernestine, il s'élança souple et puissant, 

S'allongeant dans la douce chaleur de l'été finissant.

A quoi rêvent les chats ? de souris, d'oiseaux ou de mystères d'orient .

Marc de St Point dans Poésie.
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