Une rencontre hors du Temps...

... un matin d-automne jardin du Luxembourg ,dans les allées désertes, sous les marronniers, j'ai aperçu sur un banc... 
Un vieil homme aux cheveux blancs. Il tenait, 
Dans ses mains, une canne au pommeau d'argent. 
Ses vêtements paraissaient d'un autre âge, mais il les portait avec élégance. 
Bonjour monsieur :" vous paraissez perdu dans ce siècle? 
Oui mon petit; en effet je m'appelle Victor  !
Heu!  VICTOR HUGO ? 
Oui l'écrivain, le poète.. .
Je suis revenu pour un jour, dans ton époque .
Pourquoi pleurez vous, vous le grand et célèbre HUGO  ? 
A la plume mémorable , inégalable... 
Je pleure sur ce nouveau monde, avec tous ces misérables. 
Sur ces gouvernements guerriers, ces despotes, ces tyrans indésirables. 
Sur leurs politiques condamnables 
Sur ces guerres interminables. 
Sur la souffrance des peuples, des cités détruites, des pauvres enfants au milieu des ruines. 
Sur des lois inéquitables. 
Sur des discours interminables .
Sur cette république pathétique. 
Au décorum et protocole, encore monarchiques. 
Je pleure, en voyant ces tours de Babel. 
Architecture irréelle et démentielle, voulant défier  le ciel. 
Je pleure, ma place des Vosges livrée aux marchands de tableaux.... 
La nuit, mes pas résonnent encore sous les arcades pavées. 
Je pleure mon amie EVE ,fautive d'avoir manger un morceau de pomme. 
Je pleure les femmes,  à  qui on veut cacher leur beauté. 
Adam sans EVE, 
N'aurait jamais pu réaliser son rêve... 
Ô  humanité  ! 
Je pleure encore mon père, ce heros au sourire si doux, sur les champs de batailles. 
Je pleure votre présent, froid et informatique 
 Cette écriture numérique, 
Dans la lumière des écrans. 
Ces images multiples et virtuelles. 
Si loin du naturel .
Des l-aube, je pleure les poètes disparus. 
Je pleure, sur des siècles de légendes 
Et la légende des siècles. 
Sur la disparition du grecque et du latin
Sur ma poésie, qui vieillit sur des étagères, d'une triste bibliothèque à  Paris. 
Je pleure, sur mon oeuvre inachevée 
Sur mes contemplations d-un temps passé .
Sur mes amours de jeunesse, sur les printemps bucoliques 
Sur mon exil
Dans une île 
Sur mes rêves romantiques... 
Mais monsieur Hugo, dans notre siècle on continue à  vous lire et aimer. 
Oui, je sais mon petit :" la poésie est éternelle. 
DIEU Est un poète divin, il est la source de mon inspiration .
J'ai un manoir au paradis, pour écrire maintenant,   l'éternité. 
Sous la lumière des étoiles... 
Mon poème est infini. 
Je le vis se lever et poser délicatement  son chapeau haut de forme en feutre noire sur sa tête,  relever le col de son pardessus, tout en me saluant d'un regard triste. 
Sa silhouette disparue dans le brouillard de cette matinée automnale, sous une allée jonchée de feuilles mortes et dorées, que le vent faisait tournoyer, comme la valse de Paul Claudel. 

delta delta dans Poésie.
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