Verlaine automnal





Verlaine automnal

Voilà que s’installe dans mon cœur, lentement
Les pas feutrés de l’automne, où mes yeux
Contemplent le vent sur les feuilles, soufflant,
J’apostrophe Verlaine aux vers brumeux,

Oh ! Automne, délicieuse saison aux couleurs
D’ocre ténébreux et de rouge éclatant, s’ouvre
Comme horizon aux tableaux enchanteurs,
Et des pluies que les pinceaux des peintres recouvrent

D’un trait délicat, je remarque les champs humides,
Où l’âme moribonde vagabonde d’un visage livide,
Certains regards attristés s’enivrent de parfums
Insolites, comme des senteurs de champignons bruns.

Et les terres s’abreuvent des caprices de la pluie
Qui envahit le matin jusqu’à la tombée de la nuit,
Déjà les oies cendrées repartent coloniser d’autres cieux,
Je contemple quelques indiscrets amants bienheureux.

Alors, sillonne un sourire et dépose dans les feuillages
Mes yeux vagabonds pour m’étonner et encore rêver,
Il suffit juste d’aimer et de se laisser transporter
Le temps d’une saison, dans les petits riens d’un autre âge.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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