Vertes nuances d’espérance .

Ce texte est une réponse à Quelque part en baie de Somme de Hubert-Tadéo Félizé.






Vertes nuances d’espérance .

La mer s’est retirée , découvrant la lumière diaphane qui baigne dans l’estran ,
Et un vert paradis nuancé de blanc, se dessine , comme un jardin jaillissant ,
L’ arbre de vie étale les boucles de sa chevelure , comme des arabesques ,
Dans la baie qui découvre , les nervures , de cette interactive fresque,

Des courants d’eaux circulent , comme des veines transparentes et grisées ,
Dans l’ espace coloré de cette ramure , qui surgit , à chaque basse marée ,
Au milieu de la nature et de ces prairies maritimes, sur des sables mouvants,
De grandes feuilles se dessinent , jaunes et vertes, parmi des flaques d’argent,

Quand le fleuve et la mer se rencontrent , dans les fossés des vagues meriennes ,
Les eaux saumâtres des chenaux inondent , l’ étendue immense estuarienne ,
Faisant naître sur les vases et les plantes halophiles de la baie , des nuances verdâtres ,
Comme un drapé de moire sur la Slikke et le Schorre, sous une lumière de nacre.

Baie de Somme , quand les flots s’éloignent de l’estuaire , dans le vivant marais,
La nature s’habille de teintes nouvelles , dans les herbes folles des pré -salés ,
Loin des littoraux bétonnés, les moutons paissent tranquilles , dans les molières ,
Sous des nuées d’oiseaux qui s’envolent , parmi les fleurs blanches et mauves des asters .

Dans les méandres colorés de la beauté , j’y vois un temple de verdure en pleine mer,
Illuminé par des gouttelettes d’eau salée, sous les reflets d’or du soleil qui éclaire ,
Qui se renouvelle chaque jour, au va et vient des eaux, quand la mer au loin s’enfuit ,
Se dessine sur le sable , une forêt d’émeraude , baignée par les fleurs d’écume de l’infini.

©Jeanine Chatelain, le 21/03/2018

« la mer est partie si loin qu’elle ne reviendra peut-être jamais » Colette.


" la slikke " : partie basse, sablo vaseuse, immergée quotidiennement par le flux des marées ;" le schorre" : (plus communément appelée près salé ou molière en patois picard): partie haute végétalisée immergée uniquement aux marées de vives eaux. »

Picardie dans Poésie.
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