Vignobles du Médoc

I

Les vrilles de la vigne s'entrelacent lentement,
Sous les rayons ardents du soleil flamboyant,
Impose ta lumière, expose les grappes de raisins
Resplendissantes comme des diamants éternels.

Dans mon corps désert, asséché, coule enfin le vin,
Brûlant comme le tourbillon de nos amours immortels .
Viens, je t’emmène avec moi sur ces voies fraternelles,
Ivresse enivrante de nos chevauchées fantastiques.

Moqueuse – je te vois encor me lancer tes piques
Comme l'abeille, petite charmante demoiselle,
Sur la fleur, posée, tu me complimentes, élogieuse
Menteuse, tu t’éloignes comme une honteuse.

Les vrilles de la vigne s’entrelacent doucement,
Aux effluves capiteux, magnifient nos sentiments,
L’un pour l’autre, l’un contre l’autre, animation
De nos désirs brûlants, outrance exagération.

Et depuis lors, à l’abri des regards, je glisse ma main
Dans tes doux cheveux châtains. Sublime le teint
De ta peau légèrement colorée par le couchant
Du soleil, au-dessus des vignes du tout-puissant.

Sur les colonnes de ceps, les grappes de raisins
Attendent d’être goûtées. Goulues obédiences
Par les rayons du soleil, oasis de Bacchus vint
A nos lèvres impatientes, dans nos indolentes absences.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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