Village de sable

Je sens le vent qui souffle sur mon pays de sable
Dessinant de ce lieu le destin et la trame
Pour offrir à un sol fragile et malléable
L’universalité des mouvements de l’âme.
 
Je sais dans ce village ouvragé par l’histoire
Qui se tient de toujours entre bourg et faubourg
L’humanité vivant au fil de sa mémoire
Et créant l’harmonie de ses riches parcours.
 
J’attends des lendemains l’idéal d’avenir
Qui lui serait enfin l’équilibre des choses
Et des riens d’un espace encore en devenir
Mais nourri par l’esprit de ses métamorphoses.
 
Je crains parfois les ondes dévoyées et perfides
Qui viendraient l’enfouir sous l’uniformité
Ou noyer de misère un territoire aride
Desséché d’un trop plein de matérialité.
 
Mais je ne saurais croire que devraient s’effondrer
Tous les châteaux de sable, édifices précaires
Qui bien que s’effritant au ressac des marées
Sauvegardent l’éclat de rêves tutélaires.
 
J’espère ainsi des jours futurs que soit prospère
Une terre assemblant refuge et métissage,
Portant tout aussi haut la pensée populaire
Et diluant sans fin l’universel des âges.

Fanch dans Poésie.
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