Vouloir chanter les heures...

Vouloir chanter les heures aux vagues essentielles
D'une  houle dansante où tangue le navire
Pour qu'elles nous soient alors, en harmonie plurielle,
L'esquisse d'un destin que la pensée inspire.
 
Se préserver pourtant de folies illusoires
Exaltant la puissance qu'un océan déchaîne,
Et laisser à l'écart du cours de notre histoire
Ces viles vanités qui nous sont souveraines.
 
Émerger tout autant du noir des marécages
Dans le décor étale d'un repos mortuaire,
Espérant d'une brise naissant sur nos bocages
Qu'une onde se dévoile, caressante et légère.
 
Tenir enfin le fil de nos tracés intimes,
Présageant là d'un temps où gîtent les consciences
Qu'il s'épanche au débit de ce que nous en fîmes
En ressac affecté de l'ère des résiliences
 
Que des larmes de fond érodent en silence…

Fanch dans Poésie.
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