La vie du haut de mes 150 cm

Ce texte est une réponse à Les neiges des l'éternel chez ActuSF de Lucie Laval.

Essai illustré de Naoko Takagi aux éditions Clair de Lune

Une amie bien intentionnée m'a offert un peu avant Noël un petit essai illustré d'une illustratrice japonaise : La vie du haut de mes 150 cm, de Naoko Takagi aux éditions du Clair de Lune. J'aime assez l'idée de l'essai illustré : c'est le premier que je lisais de mémoire, et le format est sympathique et distrayant, les illustrations bien faites, et le texte absolument drôle. Petit aperçu en vidéo :






Le calvaire quotidien des "petites gens"

Donc maintenant vous le savez, je suis moi-même une "petite" personne et les situations décrites dans ce livre, je les vis régulièrement au quotidien. Le terme de calvaire est sans doute un tantinet exagéré... Mais j'adoooore me plaindre. Et puis quand on est petit, c'est vrai que tu ne vois jamais rien aux concerts et aux feux d'artifices - oui, même aux feux d'artifices, si la foule est compacte, et qu'il y a un "grand" devant toi, tu ne vois rien. C'est vrai que tu gardes tes habits super longtemps. C'est vrai que tu es plus à l'aise dans les avions et que ton petit appartement de 20m2 ne te paraît pas si minuscule que ça... Oui bon d'accord, il y a aussi quelques avantages. J'imagine que si tu travailles pour les services secrets quand tu mesures 150 cm, tu peux te glisser partout en mode furtif et rapporter plein de précieux renseignements. Je devrais songer à une reconversion.  

Un essai drôle et divertissant qui nous vient du Japon !

Je ne lis pas souvent de livres japonais, mais à chaque fois, ça me plait bien ! Et l'avantage des illustrations dans cet essai graphique c'est qu'elles nous apprennent beaucoup de choses sur le quotidien des japonais. Par exemple, sur les rituels à l'école, le fait qu'il y ait un élève chargé d'afficher les calligraphies des autres élèves au mur (toujours très populaire) et l'autre dont personne ne se soucie qui s'occupe des "objets perdus". Le fait que tous les collégiens (garçons) aient le crâne rasé. Et  d'autres petits détails amusants, qui nous font entrevoir quelques aspects de la culture japonaise que les néophytes comme moi ignorent. Ce petit livre est donc intéressant et divertissant, pour les petits comme pour les grands, et surtout très original. Vous m'en direz des nouvelles !

Lucie Laval dans Littérature Etrangère.
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